Projet Associatif

L’Association « Vie et Avenir » est une association loi de 1901.

L’Association « Vie et Avenir » est née en 1977 de l’initiative d’un groupe de parents d’enfants présentant une déficience intellectuelle légère, capables d’une certaine autonomie et en particulier de vivre seuls chez eux grâce à l’appui d’un accompagnement approprié. A l’époque, il n’existait pas de structures capables de répondre à ce besoin, l’Association a donc créé un SAVS (Service d’Accompagnement à la Vie Sociale) qui a été ouvert en 1982.

Le vieillissement des personnes déficientes intellectuelles est un phénomène nouveau qui a nécessité la réalisation de structures appropriées. C’est ainsi que l’Association a ouvert en 2001 un second SAVS pour personnes pré-retraitées ou retraitées : le SAPHMA (Service d’Accompagnement de Personnes Handicapées Mentales Agées). Grâce à un accompagnement renforcé, ces personnes peuvent rester chez elles malgré les effets de l’âge.

Pour faire face aux problèmes non seulement de vieillissement mais également de solitude et de santé, l’Association a ouvert en 2009 un SAMSAH « La Maisonnée » (Service d’Accompagnement Médico-Social pour Adultes Handicapés).

Vocation de l’Association

1- Les principes et les objectifs généraux

L’Association est une association de parents, affiliée aux Papillons blancs de Paris – APEI 75. Elle adhère en tous points à la charte éthique et déontologique de l’Unapei (Union Nationale des Associations de Parents de Personnes handicapées mentales et de leurs amis). Dans cet esprit l’Association donne un grand prix aux valeurs attachées aux actions suivantes :

– Donner aux bénéficiaires la possibilité de réaliser leur projet de vivre en appartement en individuel
– Respecter et faire respecter la dignité des personnes que les services accompagnent.
– Evaluer leurs besoins et adapter en temps réel les actions d’accompagnement
– Assurer leur épanouissement en donnant à chacune le maximum de chance et de moyens de développer ses capacités, de s’intégrer dans la société et d’apporter, dans la mesure de ses possibilités, sa contribution à la vie sociale.
– Développer leur sens des responsabilités dans toutes les décisions à prendre dans la vie courante.

Ne pas faire à leur place mais les conseiller et leur éviter de prendre de mauvaises décisions.

– En ce qui concerne un souhait éventuel de parentalité les faire réfléchir sur le désir d’enfant et sur la responsabilité de parent qu’il faut pouvoir assumer.
– Lutter contre toute forme d’humiliation, de contrainte ou de prédation dont elles peuvent être victimes.
– Aider les personnes quel que soit le problème qu’elles rencontrent, soit en agissant avec les moyens de l’Association soit, quand ce n’est plus possible, en dirigeant les personnes vers une structure appropriée et en suivant, si besoin est, leur devenir dans cette structure. En ce qui concerne les personnes qui ne pourraient plus raisonnablement rester chez elles, notamment du fait des effets de l’âge, l’Association limite son action de placement au profit des personnes qui auront bénéficié de l’aide de ses services d’accompagnement. Quelques cas particuliers de personnes ayant les mêmes caractéristiques que celles suivies habituellement par l’Association pourront cependant être examinés à titre exceptionnel.
– N’envisager une sortie de l’Association qu’en cas d’impossibilité de faire un accompagnement convenable, ou d’une volonté affirmée répétée et fondée de la personne et/ou de sa famille de ne plus vouloir bénéficier de l’accompagnement, ou d’un départ.
– Accompagner les personnes dans tous les processus du deuil.

2- Le territoire

Vie et Avenir exerce son activité sur les territoires définis par les statuts de l’Association.

3- Les personnes et organismes concernés
3-1 Les bénéficiaires

Ce sont des personnes ayant une déficience intellectuelle légère capables de vivre seules chez elles avec le soutien d’un service d’accompagnement à la vie sociale ou médico-sociale.
Elles doivent avoir une reconnaissance de leur handicap par la CDAPH (Commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées).
L’Association n’est pas compétente pour accompagner les personnes ayant des troubles importants du comportement, pas plus que les malades psychiques.

3-2 Les acteurs sont :

– Les adhérents de l’Association, personnes physiques ou morales.
– Le Conseil d’Administration, ensemble des administrateurs bénévoles élus par l’Assemblée générale, fixe la politique de l’Association dans le cadre des statuts de l’Association. Cette politique doit être mise en œuvre par la direction et les chefs de service. Le Conseil contrôle le respect des orientations prises et le respect des budgets, sans intervenir directement dans la gestion courante sauf exceptions citées dans le règlement intérieur.
– Les salariés de Vie et Avenir assurent sous la responsabilité des chefs de service la marche de ces services, en application des textes en vigueur soit notamment le règlement intérieur, les règlements de fonctionnement et le présent projet associatif.
– Les intervenants extérieurs bénévoles ou rémunérés conduisent les activités essentiellement médico-sociales, artistiques, ludiques.

3-3 Les partenaires sont :

– Le Département de Paris, la Direction de l’Action Sociale de l’Enfance et de la Santé (DASES), signataire des conventions qui assure le financement et le contrôle du fonctionnement des SAVS.
– L’ARS (Agence Régionale de Santé) signataire de la convention assurant le financement et le contrôle du fonctionnement des soins au SAMSAH.
– L’Hôtel de Ville de Paris, les Mairies d’Arrondissement concernées par les activités de l’association et notamment les services sociaux.
– Les organismes de protection juridique.
– Les lieux de travail
– Les organismes d’HLM.
– Les autres associations travaillant dans le même domaine.
– Les hôpitaux
– Les services de soins à domicile : SSIAD (Service de soins infirmiers à domicile)
– Les services d’aide à la personne

Stratégie et objectif

Pour mettre en œuvre les principes et objectifs généraux cités ci dessus, l’Association doit s’efforcer de pouvoir accompagner ses bénéficiaires de l’âge de jeune adulte jusqu’à la fin de leurs jours, l’admission dans les services pouvant se faire à n’importe quel âge pourvu que la personne corresponde aux critères d’admission, déterminés pour chaque service. L’Association doit s’assurer que les dispositifs qu’elle a déjà en place fonctionnent au mieux en fonction des moyens mis en œuvre. Elle doit suivre l’évolution des besoins des bénéficiaires et adapter l’action des services pour satisfaire ces besoins et répondre aux appels d’offre, seule ou en partenariat avec d’autres associations pour la création de structures nouvelles.

Le Conseil d’Administration :

– Constate que le travail fourni par les services est globalement important et apprécié par les usagers, l’ARS et la DASES, qui sont les tutelles administratives. Ils développent la continuation de ces activités et leur amélioration où cela est nécessaire.
– Développe le partenariat avec les organises de protection juridique, la complémentarité « service d’accompagnement – organismes de protection juridique » pouvant apporter une bonne réponse à la question que se posent les parents : « après nous ? ».
– Développe la communication vers les parents et les intervenants extérieurs, et notamment par le biais du site Internet.

Fonctionnement de l’Association

1- Structure

L’Association est la personne morale. Elle fonctionne avec un siège composé uniquement des membres du Conseil d’Administration, qui s’appuient en cas de besoin sur le secrétariat des services. Elle gère les services constituant des établissements complémentaires et indépendants et qui fonctionnent de façon autonome.

2- Moyens

Chaque service dispose d’une équipe de travailleurs sociaux diplômés, d’un médecin psychiatre comme conseil et d’une secrétaire comptable, le tout sous la direction d’un responsable du service eux-mêmes sous la responsabilité de la direction4. Le SAMSAH dispose en plus de travailleurs soignants. Ces personnes peuvent, en cas de besoin, faire des missions dans un autre service que celui de leur affectation. Elles peuvent aussi conformément à leur contrat de travail, par décision de l’Association être affectées dans un autre service.
Les services utilisent le travail de personnes extérieures à l’Association, bénévoles ou salariées, pour des activités paramédicales et d’animation.
L’Association a un patrimoine immobilier qui lui permet de loger un de ses services. Elle a ses fonds propres mais pas de budget propre pour les frais de siège.
Le secrétariat du SAVS Roussin assure une partie du secrétariat de l’Association, l’autre partie étant assurée par des administrateurs. L’Association élabore le bilan consolidé à partir des ressources propres de l’Association et des services.
Les services sont séparés, ils fonctionnent de façon autonome avec chacun un budget propre en application de conventions distinctes signées avec la DASES et l’ARS, qui donnent lieu à des versements de dotations globales de fonctionnement.
L’Association et les services s’appuient sur un cabinet comptable.

3- Méthodes

La prise en charge des bénéficiaires doit se faire dans le strict respect de la législation en vigueur sur les institutions sociales et médico-sociales et sur l’orientation à donner à l’action en faveur des personnes handicapées. Doivent notamment être élaborés : un projet personnalisé pour chaque bénéficiaire, un document de prise en charge, un livret d’accueil.
Un accompagnement convenable nécessite en outre :
– De solides connaissances sur la déficience mentale et le comportement des personnes qui en sont frappées.
– Un accueil de qualité et une écoute permanente pour répondre rapidement aux besoins.
– Une capacité à fonctionner en réseau et en partenariat avec les autres acteurs du maintien à domicile des personnes en difficulté.
– De faire en sorte que chaque bénéficiaire puisse vivre de façon quasi normale et pérenne dans son logement, en le formant à cet effet, en lui facilitant l’accès à un logement individuel et en l’aidant à s’y maintenir.
– Un suivi des besoins en temps réel de bénéficiaires. A cet égard, s’appuyant sur plus de trente ans d’expérience, l’Association considère que les visites à domicile sont un bon moyen pour connaître les adultes, détecter leurs besoins et y faire face. Ces visites doivent être d’autant plus fréquentes que la personne est dans une situation plus difficile, notamment avec l’apparition des effets de l’âge. Par ailleurs les accompagnements dans les diverses démarches administratives ou médicales, les appels téléphoniques et la fréquentation des permanences sont aussi indispensables pour assurer un accompagnement efficace de la personne.
– D’être exigeant mais très bienveillant et encourageant, et de reconnaître leurs réussites. De prendre en considération les demandes des familles et des organismes de protection juridique, ne pas attendre que les bénéficiaires ou leurs familles expriment des besoins, car on risque de passer à côté de certains problèmes, anticiper les évènements ou situations probables et se préparer à y faire face rapidement et efficacement. L’Association est convaincue de l’importance des sujets énoncés dans ce paragraphe.
– De favoriser l’utilisation au maximum des services ordinaires de toutes natures aux environs des domiciles des bénéficiaires, ainsi que des clubs d’animation sur Paris, spécialisés ou non. En effet, d’une manière générale, l’Association n’a pas à se substituer à ces organismes, car les services qu’elle gère ne sont pas des Centres d’Accueil de Jour (CAJ), ses services doivent agir en complémentarité avec ces organismes. Il paraît cependant utile de compléter cette disposition par l’organisation d’animations au sein de l’Association en fonction des besoins et des disponibilités des équipes et des bénévoles. En ce qui concerne les bénéficiaires retraités, il y a lieu de ménager une capacité à gérer leur temps libre. A cet effet les locaux de l’Association peuvent être utilisés à la demande comme lieux de vie, où les seniors sont encouragés à développer leurs goûts et talents personnels, artistiques et manuels, et où peuvent leur être proposées des activités utiles à leur équilibre physique et psychique (psycho motricité par exemple).

4- Suivi des actions et résultats attendus

Le suivi doit être assuré par :
. Des plannings hebdomadaires de travail des accompagnateurs,
. Des entretiens annuels d’évaluation des personnels,
. Des tableaux de bord mensuels des services,
. Des rapports d’activité annuels,
. L’évaluation interne.
Les résultats attendus sont :
. Très bonne visibilité et donc meilleure orientation et adaptation dans le temps du travail fourni par les équipes d’accompagnement,
. Meilleur suivi en temps réel des bénéficiaires et perception rapide de leurs besoins, d’où une bonne adéquation des actions à faire avec la réalité des besoins.
Le suivi doit être complété par les avis à recueillir à l’extérieur, notamment auprès des familles et des partenaires comme les organismes de protection juridique, les autres services d’accompagnement, les ESAT (Etablissement et service d’aide par le travail), les foyers, la DASES, l’ARS. Il faut pour cela avoir des contacts fréquents avec les familles et mettre au point un système de communication capable de détecter les points forts mais aussi les points faibles de l’action de l’Association, ce qui doit être facteur de progrès de l’action auprès des bénéficiaires et de développement de l’image de marque de l’Association. Ce dernier point est essentiel pour le recrutement des bénéficiaires, pour la réponse aux appels d’offre pour lancement de projets bien adaptés à la satisfaction de besoins non couverts et correspondant à nos valeurs.

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